Conseil régional de Languedoc-Roussillon : intervention de France Jamet sur le Budget 2011

Intervention de France Jamet, présidente du groupe FN au Conseil régional de Languedoc-Roussillon, membre du Bureau politique FN, en assemblée plénière sur le Budget primitif 2011.

Monsieur le Président,

Il nous est particulièrement difficile de survoler un budget d’1 milliard 237 millions en 10 minutes alors que l’examen du budget 2011 en Île-de-France nécessite 5 jours pleins avec 4 séances de nuit et que celui de Régions, comparable à la nôtre prend au minimum deux jours. Ici, les droits de l’opposition se résument à 10 minutes et ne sont pas proportionnels à la taille des groupes.

Pourtant, et je pense que vous en serez satisfait, Monsieur le Président, nous reconnaissons bien volontiers que le B. P. 2011 est, tel que vous l’avez écrit dans ce rapport, un budget de continuité, de respect, de responsabilité et d’ambition.

1/ Continuité de la dérive budgétaire : (lire la suite)

Plénière du 28 janvier 2010 : Sur le CPER

Intervention de France Jamet CR-11/09.002 Schéma régional en faveur des politiques contractuelles nationales – Stratégie de contractualisation avec l’Etat en Languedoc-Roussillon 2007-2013 Avenant N°1 au Contrat de Projets Etat-Région 2007-2013 de la Région Languedoc-Roussillon – RAPPORT – ANNEXE
« Nous continuons de nous interroger sur ce fiasco virtuel auquel vous avez tenté de tous nous associer ce 22 décembre dernier.
Je relève tout de même que vous ayez réussi à embourber l’Ump et le Nouveau centre jusqu’au bout, puisque vous ne les avez même pas invités, comme promis, à la réunion salutaire du 7 janvier qui a vu enfin aboutir ce plan Campus.
L’heureuse issue de ces fantasmagoriques négociations nous permet de voir revenir aujourd’hui cet avenant au Contrat de Projet Etat-Région… et c’est déjà ça.
Nous savions parfaitement qu’il était possible de repousser la signature de ce Contrat sans le remettre totalement en question, et sans menacer gravement tous ceux qui étaient concernés par l’annulation de ces projets, annulation arbitraire, irresponsable et équivoque mais tellement médiatique. Ce fut pourtant votre choix.
Georges Frêche, empreint de cet esprit académique et fort de ses capacités de persuasion et de fermeté qu’on lui connaissait, aurait mené, croyez-moi, ces négociations de main de maître… Il semble que toutes ces qualités aient manqué à ces négociations.

Au-delà de tout ceci, nous relevons :
1°) Qu’il semble peser sur ce faux procès et sur l’avenant que vous nous présentez aujourd’hui une opacité troublante.
– Quand on sait que Madame Pécresse a promis 5 milliards, attendus de la vente de 3% du capital EDF qui n’en a rapporté que 3,7.
– Quand on sait qu’en fait ce « milliard » promis aux centres de recherches, n’est pas constitué d’euros et d’espèces sonnantes et trébuchantes, mais d’hypothétiques « versements d’intérêts de placements », engagés par le grand emprunt.
– Quand on sait que les 5 milliards en question doivent être répartis entre 12 campus déjà sélectionnés et 9 dits prometteurs ou innovants…
Tout ceci devrait vous amener à un optimisme prudent au moins vis à vis de l’Etat et de ses engagements. (lire la suite)

« En avant pour la révolution patriotique » : la tournée de France Jamet en pays d’Oc

Narbonne1 

Comme le disait Napoléon « A tout peuple conquis, il faut une révolte » assurément France Jamet, lors de ces trois derniers jours, dans l’Aude, le Tarn et La Lozère, a réveillé les consciences en appelant nos concitoyens à la révolution patriotique. 

Ce samedi, s’est tenue la traditionnelle Galette des Rois de la fédération du Front National de l’Aude. Devant près de 80 personnes, Robert Morio, Secrétaire départemental du FN 11, élu au Comité Central et Conseiller régional du Languedoc-Roussillon, a fait un fidèle compte rendu du Congrès de Tours puis a présenté les candidats audois, aux prochaines élections cantonales Narbonne3de 2011, du mouvement national, populaire et social. France Jamet, Présidente du groupe FN à la région Languedoc-Roussillon et membre du Bureau Politique du FN, est revenue sur le XIVe Congrès du FN, où notre mouvement a démontré son unité, sa maturité et l’esprit démocratique qu’il a su porter. Elle a également présenté les nouvelles instances dirigeantes du FN et profité de ce moment privilégié pour galvaniser les troupes audoises en vue des élections de mars prochain avec dans sa ligne de mire l’élection présidentielle de 2012, car notre mouvement, porté par la vague Marine, part avec une dynamique incontestable. 

Le lendemain, c’est sur les terres de Marie-Christine BOUTONNET (lire la suite)…

La bande à Marine

marine louis et autresÉlue à la succession de son père, Marine Le Pen prépare déjà 2012. Portraits de dix hommes et femmes de son équipe.

Louis Aliot, le chef d’orchestre

Arrivé premier du vote des militants pour l’élection au comité central du FN, ce solide ex-rugbyman de 41 ans aux origines pieds-noires et à l’accent du Sud-Ouest est « le » favori de la « base ».

« En plus de sa faconde, avec lui, c’est oui ou c’est non, ce n’est jamais tordu, dit un adhérent. Louis, c’est l’anti-intrigant. » Proche entre les proches de Marine Le Pen, cet avocat, ancien secrétaire général du FN (2005-2010), est aussi, et surtout, le nouveau vice-président chargé du projet. Patron du très discret think tank mariniste Idées Nation, il figure parmi les favoris pour le poste de directeur de la campagne présidentielle de 2012. Détesté par la frange radicale du parti, c’est lui qui conduit, en coulisse, l’opération « dédiabolisation » du FN.

Steeve Briois, le pilier

À 38 ans, c’est le nouveau secrétaire général du FN. L’homme qui va diriger l’appareil. Fils d’ouvrier et petit-fils de mineurs, il s’est fait connaître grâce à son ticket avec Marine Le Pen à Hénin- Beaumont, dont ce chti, adhérent du FN depuis l’âge de 15 ans, a fait la vitrine du militantisme frontiste. En même temps que le symbole de sa remontée. Alors que la commune ne comptait, en 1988, que trois adhérents FN (dont Briois lui-même !) et votait à gauche à près de 70 %, le Front y a atteint 48 % aux municipales partielles de 2009. « Steeve est un faux timide qui en réalité ne recule jamais. Avec lui, il n’y a rien qui passe à travers les mailles du filet », dit de lui la présidente du FN.

Bruno Bilde, le superintendant
Il forme, avec Steeve Briois, un indissociable tandem. Élu, en 2010, conseiller régional du Nord -Pas-de-Calais sur la liste de Marine Le Pen, il vient de faire, à 34 ans, son entrée au bureau politique du FN – le “gouvernement” du parti. Surnommé “Zébulon”, c’est un hyperactif « travaillant 24 heures sur 24 pour Marine », auprès de laquelle il fait office, sans le titre, de chef de cabinet. Plus pragmatique qu’idéologue, devenu incontournable pour les journalistes, ce spécialiste des sondages et de la carte électorale est le “monsieur élections” de la nouvelle présidente.

Marie-Christine Arnautu, la “madame social”
À 58 ans, sa nomination au bureau politique et comme vice-présidente vient récompenser son influence grandissante au FN, dont elle est membre depuis 1987. Amie de (presque) trente ans de Le Pen, considérée comme son autre « grande soeur » par Marine, ce cadre d’Air France, Roumaine par son père et Italienne par sa mère, a été chargé par la nouvelle présidente d’un domaine longtemps négligé au FN : le social. Elle-même mère d’un enfant handicapé (dont Le Pen est le parrain), membre de diverses associations de soutien aux sans-abri et aux toxicomanes, son profil atypique lui vaut d’avoir conservé des « relations de confiance et d’estime » au sein des Crips (centres régionaux d’information et de prévention du sida), où elle a siégé en qualité de conseillère régionale FN d’Île-de-France.

Édouard Ferrand, le notable
Président du groupe FN au conseil régional de Bourgogne, membre de toutes les instances dirigeantes du parti, ce catholique revendiqué, père de cinq enfants, représente, auprès de Marine Le Pen, dont il est l’un des meilleurs amis, l’aile “traditionaliste” du FN. À 45 ans, débonnaire et épicurien, ce fils d’un maire (sans étiquette) d’une petite commune du chablisien (Vassy) bénéficie, grâce à son profil consensuel de “sénateur”, d’importants relais à l’extérieur du parti. Animateur, aux côtés de Louis Aliot, du think tank mariniste, ce conseiller financier, docteur en science politique, compte notamment nombre de relations dans le monde universitaire – qu’il fait discrètement travailler au futur programme de Marine Le Pen.

Wallerand de Saint-Just, l’argentier
À 60 ans, cet élu FN de la première heure, ancien du mouvement Occident, s’est vu confier par Le Pen le poste stratégique de trésorier. Alors que Gollnisch, dont la ligne politique est proche, escomptait son soutien, il s’est mis « à 100 % » au service de Marine Le Pen. À ses côtés, outre les finances du parti, cet aristocrate toujours tiré à quatre épingles est chargé, comme le résume un cadre du parti, de « régler tout ce qui est conflictuel ». Avocat de profession (et du FN), il ne manque pas d’expérience en la matière : il fut notamment le défenseur de Samir Geagea au Liban…

Yann Le Pen, la confidente
La cadette (45 ans) des trois filles Le Pen occupe dans l’ombre – qu’elle n’a jamais voulu quitter – le poste de “directrice des grandes manifestations”, chargée de la logistique (déco, musique, etc.) des “grand-messes” frontistes, dont elle avait déjà la charge auprès de son père. « C’est la plus rock-and-roll et la plus rebelle de la famille, dit un proche. Le spectacle, c’est sa vie. Elle aurait pu travailler sur les concerts des Rolling Stones. » Outre la mise en scène de la campagne de 2012 de Marine, Yann Le Pen joue aussi auprès d’elle le rôle de confidente. « C’est à la fois ma soeur et ma meilleure amie », dit d’elle la présidente du FN.

Dominique Martin, l’animateur
Directeur de la campagne interne de Marine Le Pen face à Bruno Gollnisch, cet ancien patron de PME, âgé de 49 ans, est l’un des meilleurs spécialistes des campagnes électorales au FN – sous l’étiquette duquel il a été vingt fois candidat depuis son adhésion en 1983 ! Il devrait, dit-on, occuper « un poste de premier plan » dans l’équipe chargée de 2012. Ayant précédemment dirigé (à deux reprises) les campagnes régionales de Gollnisch en Rhône-Alpes, dont il est aussi l’élu (obtenant jusqu’à 40 % aux municipales à Cluses), ce capitaine de réserve à l’entregent jovial a aussi été chargé par la nouvelle présidente de faire le “pont” avec les “gollnischiens”.

France Jamet, l’amie
Fille de “l’historique” Alain Jamet, cofondateur du Front national et président du comité de soutien à Marine Le Pen dans sa campagne interne, cette secrétaire juridique de 50 ans est elle-même adhérente depuis 1974. Elle est présidente du groupe FN au conseil régional Languedoc-Roussillon. Auprès de la nouvelle présidente du FN, qu’elle côtoie depuis son plus jeune âge, cette vibrionnante ancienne responsable du CDCA (Comité de défense des commerçants et des artisans) a notamment la charge des petits commerçants.

Pascal Erre, le technicien
Cet affable et discret fonctionnaire du ministère de l’Économie et des Finances a intégré le premier cercle de Marine Le Pen grâce à sa capacité à décrypter les documents administratifs les plus confus. « Il sait comme personne déceler le loup derrière le verbiage technocratique et les colonnes de chiffres », souligne-t-on dans l’entourage de la nouvelle présidente. À 53 ans, militant frontiste depuis 1986, cet élu régional de Champagne-Ardenne, « traqueur de subventions déguisées », vient d’être nommé au bureau politique du FN.

Valeurs Actuelles par  son envoyé spécial à Tours Arnaud Folch

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