Communiqué de presse de France Jamet, Présidente du groupe Front National au Conseil régional du Languedoc Roussillon, Membre du Bureau Politique du Front National

La séance plénière de ce jour au Conseil régional a été l’occasion pour la majorité de Christian Bourquin d’affirmer une fois de plus son appartenance de fait à l’UMPS.

Pas un dossier débattu à cette occasion n’a échappé à cette logique de collusion idéologique et politique entre la majorité de Nicolas Sarkozy et celle du président de Région, ce dernier affirmant même hautement que cet état de fait découlait de « l’union dans la région » !

« J’ai l’impression que, socialiste, j’ai parfois le sentiment d’être plus libéral que les libéraux », a souligné le chef de file des socialistes, communistes et écologistes régionaux, avec un air ravi et sûr de lui-même.

Rendant un satisfecit aux banques, s’affichant ouvertement mondialiste, refusant d’attribuer gratuitement des ordinateurs aux apprentis, le pâle successeur de Georges Frêche a soutenu à maintes reprises le principe de baisse de la concurrence dans l’attribution de marchés publics au profit de l’augmentation des monopoles.

« C’est très straus-khanien, c’est très UMPS », lui a lancé France Jamet, ne perdant pas une occasion de le tacler, notamment dans la gestion de l’aéroport de Carcassonne où la majorité socialo-communiste-verte entend confier la gestion à un grand groupe mondialiste.

Une nouvelle fois, les élus du Front National à la Région furent les seuls à s’opposer à cette collusion UMP-PS-PC-Verts qui fait que le Languedoc Roussillon s’affiche désormais sur le triste podium de la pauvreté en France, l’Hérault étant même derrière la Seine-Saint-Denis.

A propos du Procès verbal du 22 décembre 2010

Monsieur le Président,

Le procès verbal de la séance du 22 décembre 2010 que vous nous demandez aujourd’hui d’adopter n’est pas conforme à la réalité et aux propos qui ont été tenus en tous points.

Nous relevons notamment des pages 73 à 81 des faits qui ne correspondent pas au déroulement des débats, à la réalité et faits et pourraient constituer un faux en écriture.

Julien Sanchez, notamment ne s’est pas arrêté sans raison au cours de son intervention (rapport 45) mais vous lui avez coupé la parole. Notre Groupe n’a pas insulté des élus, il a été conspué.

Des  » démocrates » de votre groupe de la majorité ont même traité Julien Sanchez « de fasciste, de nazi, de raciste et de sale pédé ».

Je vous ai demandé d’appliquer la police conformément à votre rôle en pareille circonstance et de ramener le calme et la sérénité dans l’assemblée, ce que vous vous êtes refusé à faire.

Aucun de ces éléments n’est inscrit au procès-verbal, et les interventions des uns ou des autres sont édulcorées ou tronquées ou falsifiées. Ils doivent cependant y être inscrit en relatant la REALITE des faits et des interventions.

D’autre part, et entre autres, nous vous précisons que sur les rapports 45 à 60 inclus, nos votes n’ont pas à être pris en compte. Nous n’avons jamais voté pour l’intégralité de ces rapports.

Pour rendre ce procès verbal conforme, je propose une conférence des présidents.

Dans le cas où vous refuseriez cette demande, nous voterons contre, mais nous nous verrons dans l’obligation de porter plainte pour faux en écriture et diffamation.

D’ores et déjà, nous vous demandons de vous constituer gardien de la bande son et vidéo des débats à cet effet.

Monsieur le Président, je vous remercie.

A propos des gaz de schiste

Monsieur le Président,

Même vous venez de décider de retirer ce vœu relatif à l’exploitation des gaz de schiste, mais déjà, hier nous savions tous pertinemment que l’Assemblée nationale avait ordonné une mission de recherche scientifique pour étudier les possibilités d’exploiter de tels gaz sans nuire à l’environnement, (alors que chacun s’accorde à reconnaître que la méthode d’extraction de gaz prônée par les grands groupes, est pour le moins inadéquate, sinon nuisible et dangereuse). Comme d’habitude, vous enfoncez une fois des portes ouvertes ; et la meilleure preuve c’est que vous auriez pu retirer ce dossier ce matin, au début de la séance, comme vous l’avez fait pour les matériels roulants.

Je tenais cependant à me prononcer sur ce sujet car c’était l’occasion surtout pour nous de relever quelques points plus prégnants encore concernant l’actualité, l’énergie et les vrais problèmes qui préoccupent les Français.

1°) Ainsi, même si Jean-Louis Borloo a avoué dernièrement avoir « manqué de vigilance » lorsqu’il a signé les trois contrats autorisant l’exploration des gaz de schiste dans le Sud-Est de la France, alors même qu’il monte désormais au créneau pour sans doute faire oublier, cet « oubli », nous pourrions tous relever que son attitude semble très légère, voire scandaleuse… De ce futur candidat à la magistrature suprême, nous pourrions au moins espérer qu’il sache à l’avenir travailler ses dossiers sans le moindre « oubli » ou la moindre légèreté !

Ce vœu que vous nous demandez d’approuver aujourd’hui, n’a donc plus aucun intérêt pour nos compatriotes languedociens et roussillonnais… Dont acte.

Il n’en demeure pas moins qu’ils devront tout de même payer la note de « cette erreur d’inattention », qui s’élèvera, au bas mot, à 10 milliards d’euros !

En revanche, en matière énergétique, votre majorité aurait pu se pencher de manière consensuelle sur les effets désastreux d’une toute autre question qui, elle, intéresse nos compatriotes au plus haut point, puisqu’elle intervient directement dans leur quotidien et remet très sérieusement en cause leur pouvoir d’achat, déjà bien mal en point : j’ai nommé la dernière loi NOME de novembre 2010.

Par cette disposition et ce qu’elle entraîne, force est de constater que le gouvernement continue de tromper les Français en poursuivant une politique européenne de libéralisation de l’énergie menée de front avec le PS depuis 1996. C’est elle qui explique principalement la montée continue des prix depuis des années. Cette loi NOME, votée à une très large majorité UMPS, oblige ainsi sottement EDF à vendre plus cher une partie de sa production.

Dans un sens, nous comprenons que vous ayez été pour le moins discrets sur cela depuis plus de six mois, en passant sous silence ces mesures ouvertement antisociales, vous et votre majorité qui vous dites de gauche : on ne va pas tout de même remettre en cause les choix iniques des copains… n’est-ce pas ?

Et quels choix ! Qu’on en juge :

Il s’agit d’une loi dont l’association de consommateurs UFC-Que choisir disait en novembre dernier qu’elle ferait « mécaniquement exploser » les tarifs de l’électricité

De fait, EDF a proposé au gouvernement une hausse des tarifs de l’électricité de l’ordre de 5 % par an d’ici 2015, soit 30
% environ en cinq ans.

Cette nouvelle augmentation, d’une ampleur inédite, s’ajoute à la flambée en cours des tarifs du gaz (+50 % depuis 2005), de l’essence et du fioul domestique. Elle est la hausse de trop pour nos compatriotes, déjà en proie aux plus grandes difficultés financières !

Ce relèvement drastique des tarifs de l’électricité fait écho aux propos du ministre de l’Industrie Eric Besson, encore un de vos anciens amis celui-là, qui en février dernier l’avait jugé « inéluctable ».

Il a pour origine principale la libéralisation européenne du secteur de l’énergie, conduite par tous les gouvernements PS et UMP depuis 1996.

En outre, avec la complicité du gouvernement, EDF adopte une attitude pitoyable en profitant du débat provoqué par la catastrophe de Fukushima pour essayer de vendre à l’opinion publique sa revendication mercantile.

Vous auriez été bien avisés d’émettre un vœu en séance afin que l’Etat prenne enfin ses responsabilités d’actionnaire majoritaire d’EDF en opposant un refus immédiat, catégorique et définitif à ce projet d’explosion des tarifs. Avec plus de 1 milliard d’euros de bénéfices l’an dernier, et 3,9 milliards en 2009, EDF n’a pas besoin d’une telle hausse des prix.

Tout comme vous auriez pu, Monsieur le président, dans le même vœu, demander une rupture avec la politique européenne de libéralisation et de casse de l’énergie, au profit d’un Etat fort, garant des services publics.

Mais encore eut-il fallu ne vous ne fassiez pas partie, vous Monsieur le président et votre majorité, de cette UMPS qui s’arrange toujours à faire payer le faible pour défendre le fort.

A propos des zones humides et de Natura 2000

Monsieur le Président,

Nous sommes très sensibles à la protection et à la conservation de nos zones humides. Il nous apparaissait donc logique de voter comme un seul homme ce rapport. Pourtant, à la lecture de la convention nous refusons de soumettre une nouvelle fois une partie de notre territoire aux mauvais soins de l’Union Européenne et de ses directives liberticides.

Je vous rappelle que dans l’histoire des idées politiques, l’écologie n’est pas une notion de gauche. La gauche s’étant définie elle-même comme un mouvement en faveur du progrès. Vous êtes donc, vous matérialistes, en faveur de la production et de ses avatars tels que le productivisme. Vous êtes par conséquent disqualifiés pour parler d’écologie. Même si c’est une branche du trotskisme qui a dans les années 70 choisi de revendiquer à son seul compte et pour votre bénéfice, cette tradition de la droite patriote afin de détourner l’objet réel de l’étude de la maison terre (ECO LOGOS) dans un but politicien tout en redorant un blason terni par des années de communisme.

En revanche, les conservateurs ceux qui entendent protéger, soutenir, conserver, leur pays, leurs compatriotes, leurs emplois, sont les mieux à même de défendre cette noble idée de la conservation du patrimoine qu’il soit humain, historique, géographique, sociologique, philosophique ou culturel. En la matière, les zones humides sont des richesses patrimoniales que nous entendons défendre pied à pied comme nous défendons au quotidien l’ensemble de notre nation et de nos concitoyens.

Défendre oui, mais il ne s’agit nullement de sanctuariser. Lorsque nous demandons le retour à notre souveraineté nationale, nous demandons simplement le retour de nos frontières, le retour à un certain filtre et non l’édification d’un mur comme l’avait fait l’Allemagne communiste à Berlin en 1961.

Pour ce dossier, où nous serons attentifs au vote de celui qui se revendique de la chasse dans votre majorité, nous refusons de soumettre nos concitoyens à la réglementation Natura 2000 et autres lubbies européistes tel que stipulé en page 5 de la convention. Ici aussi, nous défendrons nos traditions à commencer par la chasse et la pêche. En cette matière aussi, nous entendons rester mettre chez nous.

Les ZSC (zone spéciale de conservation) héritées de la directive « Habitat » et les ZPS (zone de protection spéciale) issues de la directive « Oiseaux » forment le réseau Natura 2000. Ces dénominations ressemblent à s’y méprendre aux fameuses ZMS (zone militaire sensible) interdites aux pékins que nous sommes. Gardarem lou Larzac, disiez-vous il y a quelques années. Que d’eau a coulé sous les ponts et que de revirements avez-vous opérés depuis toutes ces années ! Ces acronymes et les pratiques qu’elles induisent sont dangereuses pour nos libertés, pour l’égalité entre les ruraux et les urbains, pour notre propriété du territoire national et pour la fraternité envers les utilisateurs salutaires, bienveillants et chevronnés de ces milieux exceptionnels.

Nous refusons donc ces pratiques anti-républicaines qu’il s’agisse d’Anschluss ou d’oukazes qui sont toutes d’origine bruxelloises.

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