Communiqué de presse de France Jamet, présidente du groupe Front National au Conseil régional du Languedoc Roussillon, membre du Bureau politique du Front National

France Jamet, en séance plénière du Conseil régional

La séance plénière qui s’est tenue ce 27 mai 2011 a été l’occasion d’incidents de séance qui se sont multipliés, démontrant, s’il en était besoin, que la haute administration maîtrise de moins en moins bien ses fonctions d’exécutif.

Le Président de la Région Divers Gauche apparentés PS-PC-Verts, assumant toute honte bue son refus de soutenir directement les éleveurs victimes de la sécheresse (pour camoufler sans doute les faiblesses de sa gestion territoriale, comme cela fut démontré sur le Compte Administratif), le Président, donc, n’a pas trouvé mieux que de mélanger de façon totalement anarchique, l’ordre du jour. Plus personne ne semblait suivre dans l’hémicycle qui se clairsemait au fur et à mesure que les débats progressaient et que les heures passaient.

A plusieurs reprises, les élus de l’opposition frontiste, et en premier lieu France Jamet, présidente du groupe Front National en Région, ont tenté de faire rétablir l’ordre et respecter les règles d’assemblée.

Visiblement inspiré par ce désordre, le Président de région, appuyé par les élus communistes, s’est permis de lancer à l’intention de la Présidente du Groupe FN : « Madame Jamet, vous êtes indisciplinée » au milieu d’un capharnaüm sans égal.
Tant il est vrai que pour certains qui se revendiquaient hier encore « révolutionnaires », les responsabilités d’un(e) élu(e) d’opposition (ou pas) se cantonnent à mettre soigneusement le doigt sur la couture du pantalon et dire « amen » à toutes les décisions prises par un exécutif administratif qui règne sans partage.

A l’évidence, malgré toutes ses justifications désespérées et désespérantes, la politique ubuesque que l’on impose à nos compatriotes privilégie en tout premier lieu les intérêts particuliers de l’UmpS contre l’intérêt général et celui de nos concitoyens.

Intervention en faveur du Canal du Midi

Monsieur le Président,

Ce vœu est d’une scandaleuse hypocrisie et s’inscrit dans une démarche purement démagogique pétrie de postures politiques stériles voire mortifères.
Mais il a au moins le mérite de nous permettre de dénoncer une fois de plus les mensonges du système UMPS et d’en faire apparaître les astuces électoralistes.

En effet, de l’UMP au PS, de Jacques Blanc à aujourd’hui, rien, rien n’a jamais été fait efficacement pour le Canal du Midi, pour lequel vous n’avez jamais eu de considération ou d’intérêt. On peut même dire que vous n’avez su qu’exprimer de la détestation et du mépris à l’égard de tout ce qui peut représenter ou symboliser l’Histoire de France, notre Histoire et notre patrimoine.
Qu’il s’agisse du Canal du Midi (inscrit par l’UNESCO au « patrimoine mondial de l’Humanité ) ou du Jardin des Plantes à Montpellier (Site classé depuis 1992, comme Monument Historique) vous avez laissé tomber ces sites en ruine.

Je vous rappelle que ce ne sont pas de simples vestiges, mais des trésors que nos ancêtres nous ont légués : vos seules réponses à tous, depuis 30 ans, n’ont été que le mépris et l’ignorance.

Ces situations catastrophiques nous mènent aujourd’hui à l’irrémédiable et elles sont imputables non pas à votre irresponsabilité, ou votre déresponsabilisation ni même celle de l’Etat, mais bien à la haine et au reniement assumés des socialistes et des sarko-chiraquiens pour l’héritage de la France et les biens légués par nos ancêtres.
Héritage dont vous vous deviez, en tant que politiques, être non seulement les gardiens mais les garants.

Si Chirac a tenu à laisser son empreinte à travers le Musée des Arts Premiers, vous avez, vous socialistes, préféré, par exemple, dépenser des millions d’euros (38 millions au moins) pour l’aquarium d’Odysséum (où, soit dit en passant, se meurt scandaleusement et misérablement un poulpe géant dépressif que vous avez rendu suicidaire..) près de 10 millions ont été nécessaires pour sa dernière extension et quelques millions ont été déboursés encore pour le projet insensé et scandaleusement inutile de Port Marianne et de la mise en navigabilité du Lez, que je n’ai pas pu chiffrer exactement car les données et les rapports sont introuvables et inaccessibles sur le site officiel de la Région ou à la Documentation !

Depuis 30 ans, Mesdames et Messieurs les politiques de l’UMPS, vous n’êtes pas seulement responsables de la dilapidation du patrimoine des Français, mais les coupables !

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Intervention en faveur du monde paysan

Monsieur le Président,

Dans votre motion sur la sécheresse dans les zones d’élevage, vous demandez à l’Etat, dans le contexte d’une succession de trois années de baisse du revenu des éleveurs, de mettre en place des aides d’urgence et des mesures à plus long terme afin de sécuriser les revenus d’exploitation.

Or, cette posture est d’une hypocrisie sans nom, encore une fois, car vous vous gardez bien de rappeler à nos compatriotes que si la Politique Agricole Commune tue notre agriculture et nos éleveurs et si elle nous interdit de porter secours à nos compatriotes, c’est vous qui avez soutenu et porté cette politique en imposant cette Union Européenne dont ne voulaient pas les Français, et ce en accord total avec l’UMPS, dont vous faites partie, .

Bruno Le Maire, le ministre français de l’Agriculture, qui fait semblant d’aller demander le droit de verser des avances sur les aides de la PAC, en particulier en faveur des éleveurs, comme d’autres de ses prédécesseurs ont eu le culot de le faire, le sait parfaitement. Alors que cela devrait s’imposer à tous nos dirigeants politiques, selon le principe le plus élémentaire de souveraineté qui consiste à venir en aide directement auprès de nos concitoyens en grande difficulté, cette Europe-là nous l’interdit au nom du principe de la « libre concurrence ».

Il est intolérable d’accepter cela. C’est l’intérêt de nos agriculteurs et de nos éleveurs qui doit primer sur leurs exigences néfastes de l’Union Européenne qui nous impose de les laisser crever. Car il s’agit bien de tuer notre agriculture, nos élevages, nos pêcheurs… Et rien d’autre.

La preuve, dans les Corbières, la Région et l’Europe acceptent d’aider un hôtel-restaurant (rapport 302) afin d’acquérir une quatrième étoile, et après avoir été distingué dans le Michelin et le Gault et Millau. Là, il n’est pas question de « fausser ou menacer de fausser la concurrence », comme on nous l’assène au sujet des éleveurs… Là, on aide directement sans trop se poser de question ! Pourtant l’EURL en question ne connaît pas les difficultés des agriculteurs de la région, elle.

Comment pouvez-vous accepter de soutenir les uns et d’abandonner les autres ? Sinon en admettant une bonne fois pour toutes que la mort de nos agriculteurs est programmée et qu’il vous est parfaitement égal de savoir si, demain, dans les assiettes de notre restaurant aux 5 toques, la viande viendra du Languedoc Roussillon, du Maroc ou de la Pologne.

Proposez un avenant et n’attendez pas les dispositifs de l’Etat qui n’a pas un sous. Organiser la solidarité, c’est bien. Engageons pour nos éleveurs dès maintenant.

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Compte administratif 2010 : « Réalisation d’un budget électoraliste, clientéliste et mal ciblé »

Monsieur le Président,

Lors de la présentation du dernier budget de l’ancienne mandature, nous avions relevé trois caractéristiques indubitables et clairement regrettables qui n’ont fait que s’aggraver lors de sa réalisation. C’était évidemment un budget électoraliste, notamment du fait que le prélèvement de l’impôt fut effectué par « prélèvement différé », clientéliste et enfin trop peu ambitieux au plan économique.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, permettez-nous de corriger une erreur grossière de vos services. Cette méprise apparaît dans les ratios de la page 5 de l’annexe du compte administratif. En effet, les recettes réelles de fonctionnement par habitant ne sont pas, comme vous l’indiquez de 183,33 euros par habitant mais de 325 € au regard des 844,3 millions d’euros de recettes de fonctionnement et des 2 598 000 habitants déclarés sur la même page. L’exercice budgétaire implique de la rigueur, qualité budgétaire dont vous semblez dépourvu.

C’est un budget électoraliste,

L’ensemble des recettes réelles encaissées est en augmentation de 4,64% par rapport au dernier compte administratif.

Ainsi, contrairement à vos plaintes répétées et injustifiées au vu des chiffres, les recettes globales versées par l’Etat progressent de 2,8 % par rapport au BP 2010 soit beaucoup plus que l’inflation pour la même période.

Quant à l’encaissement des recettes fiscales directes et indirectes, il progresse quant à lui de 2 %.
Dans le détail, nous notons une baisse de 0,7% des rentrées de la taxe sur les cartes grises du pour partie à la crise certes mais aussi à un effet connu des fiscalistes sous le nom de courbe de Laffer. En effet, à force d’imposer, de pressurer, d’écraser les automobilistes sous les taxes, en les augmentant sans cesse, vous vérifier l’adage « trop d’impôt tue l’impôt ».
Malgré cette baisse et une stagnation des autres rentrées indirect, la fiscalité direct continue sa progression. Ainsi, comme nous l’affirmions au BP 2010, les recettes de la taxe foncière augmenteront bien de 4,3% et non de 2 points comme vous le laissiez entendre en décembre 2009 pendant cette période pré-électorale.

Et ces augmentations sont d’autant plus excessives que vous avez continué d’aggraver lourdement la dette en ayant recours à un emprunt à hauteur de 125 millions d’euros. L’encours de la dette a crû en un an seulement de 17,5 %. Entre 2004 et 2010, alors que vous aviez en son temps condamné l’ancienne majorité pour son endettement, vous, vous avez augmenté l’encours de la dette « en euros et par habitant », c’est à dire la dette réelle qui pèse sur chacun de nos concitoyens, vous l’avez augmenté de 35 %. Elle était de 169 euros par habitant sous Jacques Blanc, elle est aujourd’hui de 228,39 euros. Mais cette dette devra, un jour ou l’autre, être remboursée. Comment ? Par une augmentation des impôts que nous devrons financer lorsque nous vous succéderons.

Ce budget était donc électoraliste puisqu’il camouflait les hausses fiscales réelles directes et différées afin de satisfaire votre clientèle électorale quatre mois avant l’élection.

Clientéliste,

Ainsi, c’est un budget clientéliste puisque 22,27% des dépenses sont consacrées à des compétences non-obligatoires. Presque un quart des dépenses réelles, soit 187,2 millions d’euros sont allés aider vos amis qu’ils soient maires, présidents d’agglo, de communauté de communes ou de pays, qu’ils soient présidents d’association, patrons de club, de radio, de télé. Bref, vous avez arrosé tout ce beau monde avec l’argent des contribuables pour asseoir votre pouvoir.
La prise en gestion du musée d’art contemporain de Sérignan restera à ce titre emblématique.

Qui manque d’ambition pour nos concitoyens,

Lorsqu’on lit les ratios, on s’aperçoit également que les dépenses d’équipement brut continuent de chuter.
En 2008, vous promettiez 201,8 euros par habitant de dépenses d’équipement brut, il n’y en eu que 155 euros. Au BP 2010, vous promettiez 161,39 euros de dépenses d’équipement brut par habitant. La réalité est plus dure. Le CA constate que seulement 135,62 euros ont été consacrés à ces dépenses, créatrices de richesses.

A côté de ces données synthétiques, il convient également de regarder les grandes masses du budget.
L’acte II de la décentralisation, la loi du 13 août 2004, devait faire de la région l’acteur principal de l’économie sur son territoire. Qu’en est-il concrètement aujourd’hui six ans plus tard ?

En 2010, la part véritablement consacrée aux entreprises représente 4,93% du budget – j’enlève volontairement de ce calcul les 20,1 millions d’euros constitués par les Parc Régionaux d’Activité Economique, incontestable opération de communication et de prestige de l’Exécutif régional -, celle de l’économie rurale et littorale est de 4,3 % dont 0,85% sont consacrés à la viticulture et 0,2% seulement à la pêche. Enfin il n’y en a que 1,7 % réservé au tourisme. En Languedoc-Roussillon, le budget consacré à l’économie ne pèse pas plus de 12,47 % sans les PRAE et de 15 % avec.
Votre majorité socialo-communiste, Monsieur le Président, a réussi le tour de force de consacrer plus de moyens aux activités pour lesquelles nous ne sommes pas compétents, 22,27% du budget je vous le rappelle, qu’aux compétences propres à notre collectivité. L’un des quatre piliers de ces compétences régionales, le pilier économique, est totalement méprisé. Les conséquences de cette politique se font déjà sentir.

Ainsi, jusqu’en 2009, le Languedoc-Roussillon était avant-derniers en termes de PIB moyen par habitant devant la Corse. Depuis le début 2010, le Languedoc-Roussillon est aujourd’hui la dernière région de France en termes de PIB moyen par habitant derrière la Picardie. C’est le résultat de six ans de politique de gauche. Non seulement votre gestion n’a pas comblé le retard en la matière comme vous le promettiez en 2004 mais elle l’a sérieusement aggravé.

Mais pas pour votre train de vie.

Si vous manquez d’ambition pour nos concitoyens et notre région, vous n’en manquez pas en revanche en ce qui concerne votre train de vie. Ainsi, les charges de structure augmentent de 14,4% par rapport à 2009 et de 24,1% par rapport à 2008. Nous assistons à une véritable explosion de ces dépenses. Vous ne les maîtrisez plus. Or, cette dérive budgétaire n’est pas conjoncturelle.
C’est le résultat d’une gabegie sans précédent.
Un seul exemple puisque le temps nous est compté : 135 véhicules sont aujourd’hui dédiés aux élus de l’exécutif et à l’administration. Dans ces 135 voitures, je ne compte, bien évidemment, pas celles qui sont mis à disposition des lycées. Non, je parle uniquement de celles que vous garez dans les parking de l’Hôtel-Restaurant de la région et des autres que vous dissimulez dans le parking du Majestic. Je vous rappelle qu’en 2004, il n’y en avait que 6.

Sept ans que vous êtes au pouvoir, Monsieur le Président, et rien n’a changé. Mis à part le train de vie l’exécutif qui explose, mis à part une communication effrénée, mis à part un doublement des effectifs à compétence égale, mis à part un doublement des impôts, rien n’a changé pour nos compatriotes régionaux.
Si une chose dans les faits, les Languedociens et les Roussillonnais, à cause de votre politique, sont aujourd’hui plus pauvres qu’auparavant, pris entre le marteau de votre collectivité et l’enclume de l’Etat Sarko.

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A propos de l’opération « Lordi »

Monsieur le Président,

Nous l’avons déjà dit et répété, sur le principe « égalitaro-totalitariste » nous sommes contre.
Il nous est demandé aujourd’hui de voter et d’accepter les termes de la convention relative au don d’ordinateurs.

La dite-convention nous est présentée sans l’identification du « DISTRIBUTEUR » et du « MATERIEL ».
Il se trouve que, participant à la Commission d’appel d’offres, et mettant résolument prononcée contre, nous savons que la majorité qui fait autorité a décidé que c’est à la société RDI que nous achèterions des ordinateurs portables DELL (pratiquement les plus chers, d’ailleurs).

Notre groupe tient fermement et dès aujourd’hui à dénoncer et à refuser ce choix qui s’est porté sur une entreprise qui en son temps a profité de très larges subventions pour venir s’installer chez nous en Languedoc-Roussillon, qu’elle s’est empressée d’encaisser pour délocaliser trop vite ensuite.

Nous vous rappelons qu’en 2000, Dell avait déjà bénéficié de l’aide de l’Etat, de la Région, du Département, du district (de l’époque) et de la Ville de Montpellier soit environ 40.000 francs par employé.

En septembre 2000, lors de l’inauguration du bâtiment, , Jacques Blanc (président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon) et Georges Frêche (maire de Montpellier) voulaient démontrer que cette implantation était importante pour le développement économique de la région. On allait voir ce qu’on allait voir, nous disait-on.
Et l’on a vu.

Dell n’a cessé de décliner et en France et a procédé à des réductions d’effectifs chaque année dans un contexte de délocalisation vers la Pologne d’une partie de ses activités et vers le Maroc ou l’Inde pour une autre partie.

Michael Dell, fondateur du groupe, qui entretient d’ailleurs des liens très privilégiés avec Christine Lagarde, illustre parfaitement les méfaits et les inconséquences de la politique consumériste et mondialiste encouragée et soutenue par l’Europe, par l’Umps et par votre exécutif : Ainsi, il leur est parfaitement possible et autorisé, en tant qu’entreprise multinationale, de maintenir les activités de conception, de création et de commercialisation en Europe ou aux Etats-Unis, de délocaliser la production dans un pays à bas coût de main

d’oeuvre, comme la Chine, et de réaliser le traitement des données relatives à la clientèle en Inde ou au Maroc.

Cette nouvelle forme d’organisation économique des entreprises multinationales comme DELL ne représente ni plus ni moins qu’une forme de piratage et de terrorisme économique qui tend à vider de toute sa substance notre économie, notre pays et notre région.

En 2004 lorsque que Dell a décidé de délocaliser 800 emplois de son centre d’appels de Montpellier au Maroc. Georges Frêche a admis: « Que voulez-vous qu’un maire fasse quand des multinationales décident de partir ? »

Et bien le Front National vous le dit tout net aujourd’hui :
L’entreprise n’a jamais rendu les subventions qui lui avaient été largement versées pour venir s’implanter chez nous ? Elle en redemande ?

Exigeons qu’elle rende à la collectivité et aux contribuables de notre Région les subventions qu’elle a encaissées sans tenir ses engagements pour l’activité économique de notre région.
Si elle ne le fait pas et qu’elle refuse, il est impératif de faire appel à une autre entreprise que DELL afin de montrer clairement et fermement l’exemple à toutes les autres qui seraient tentés encore une fois de revenir ruiner notre pays et de détourner l’argent du contribuable pour leur unique profit et leur seul enrichissement en toute impunité.

Nous vous demandons de formuler cette demande à la multinationale DELL et en cas de réponse négative de réunir à nouveau la Commission d’Appel d’Offres pour qu’un nouveau choix soit possible sans trahir nos concitoyens et leurs intérêts propres.

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