La mafia a tiré profit de la crise

Deux articles de Roberto Saviano publiés lundi 27 août dans le New York Times et La Repubblica expliquent comment le crime organisé, aux liquidités importantes, a profité de la crise financière de 2008 pour « infiltrer l’économie légale ».

Le journaliste et écrivain italien Roberto Saviano, notamment auteur de Gomorra en 2007, rappelle que dès 2009, Antonio Maria Costa, un économiste italien à l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime, a confié qu’au plus fort de la crise, « dans de nombreux cas, l’argent de la drogue était le seul capital d’investissement liquide » disponible dans certaines banques. L’ONU a estimé à 580 milliards de dollars (462 milliards d’euros) le montant de l’argent blanchi en 2009 provenant du trafic de drogue et d’autres formes de crime organisé.

Selon Roberto Saviano, cette dépendance de l’économie mondiale au crime organisé explique pourquoi « dans de nombreux pays occidentaux, la lutte contre le trafic de drogue se fait à reculons, surtout en temps de crise, quand la liquidité monétaire est vue comme une oasis dans le désert ».

La mafia est évidemment très présente en Italie où elle dispose de 65 milliards d’euros de liquidités chaque année. « Les organisations criminelles siphonnent 100 milliards d’euros de l’économie légale, une somme équivalente à 7% du produit intérieur brut (PIB), écrit le journaliste italien qui souligne que l’argent finit dans les mains des mafiosi plutôt que dans celles de l’État ou des Italiens qui respectent la loi.

Source

A la Saint-Louis, Sète proclame son identité et défend ses traditions (2)

Historiquement, la fête de la Saint-Louis, remonte au jeudi 29 juillet 1666, elle a été organisée afin de célébrer la création de la ville par Louis XIV et c’est à cette occasion qu’ont eu lieu les premières joutes de Cette.

 

Si la légende attribue la pratique de la joute languedocienne et ses règles aux Croisés qui, attendant de s’embarquer pour défendre la Terre Sainte, s’affrontaient sous les remparts d’Aigues-Mortes, des représentations antiques témoignent de la pratique de joutes de mariniers près de 3.000 ans avant Jésus-Christ.

 

Lo Quartier Naut et La Poncha : (Le Quartier Haut et le Quartier Bas)

 

Dans les faits, si depuis 1666 les Joutes se sont toujours déroulées dans le Cadre Royal pour rendre hommage au roi Louis XIV, fondateur de la ville, jusqu’au XIXème siècle, c’étaient les hommes « mariés » qui affrontaient les « jeunes ». Puis ce furent les habitants du « quartier haut » face à ceux du « quartier bas », c’est-à-dire les pêcheurs en mer contre les pêcheurs de l’étang, qui se défiaient sur les deux barques bleue et rouge : Lo Quartier Naut et La Poncha (le Quartier Haut et La Pointe).

 

C’est ce qui justifie la polémique lors du changement du jeu de barques sétoises cet été, où, à l’initiative de la mairie, les deux nouvelles embarcations avaient été rebaptisées du nom de deux jouteurs renommés.

 

C’était tout simplement remettre en question l’identité de ces joutes et la tradition sétoise. Elles ont été immédiatement renommées de leur nom ancestral : Lo Quartier Naut et La Poncha.

 

Preuve s’il en était que les joutes du Cadre Royal, les barreurs, jouteurs, rameurs et leurs barques sont intrinsèquement liés à la tradition sétoise et aux pêcheurs sétois, ceux du Quartier Haut et ceux de la Pointe courte…

 

 Il ne s’agit pas seulement d’un sport ou d’un jeu. Il ne s’agit pas seulement de « fête » mais de la consécration de l’identité cettoise perpétuée.

 

La Saint-Louis, c’est la célébration d’une ville empreinte de rituels et de coutumes ancestraux. Ce sont les Joutes, les pêcheurs du Haut et du Bas qui ont fondé sa singularité. C’est cette identité particulière que chaque sétois a à cœur de préserver et de transmettre aux générations suivantes, envers et contre tous, à l’occasion de la Saint-Louis. C’est ce que l’on tente de faire disparaître aujourd’hui.

A la Saint-Louis, on fête quoi ? (1)


Cette année, les sétoises et les sétois ont fêté la 270ème édition de la Saint-Louis. C’est dire si la tradition de la pêche et des pêcheurs est profondément ancrée dans le port cettois.

 

 

C’était pendant quatre jours, l’occasion de festivités, où tout le monde s’est pressé autour des tournois de joutes, dans les soirées, animations et spectacles.

 

Ces journées se sont clôturées avec la finale des jouteurs catégorie poids-lourds où Laurent Evangélisti, qui remettait son titre en jeu, a été à nouveau sacré champion.

 

2012, c’était aussi les adieux de Loulou et Dédé, deux « pointus » qui cessaient de barrer après des décennies de fraternels passages, auxquels un hommage vibrant et émouvant a été rendu par tous ce lundi à l’occasion de la finale dans le Cadre Royal.

 

 

« La Saint-Louis, c’est la fête de Sète et rien d’autre ! » ( ?)

 

Certains de nos lecteurs fidèles nous ont interpellé sur ce raccourci hérétique, selon eux, fait entre la Saint-Louis, fête de la ville, et ce que nous considérions comme une fête traditionnelle sétoise qui consacrait son identité portuaire et rendait hommage à ses pêcheurs.

 

Ramener la Saint-Louis à une simple fête communale de quatre jours, reviendrait à penser que la Saint-Louis se résume aux seules festivités, concerts, bars à quais, animations diverses organisées ou autorisées par la ville de Sète jusqu’à 3 heures du matin. On peut alors considérer que « l’Ile Singulière » s’est bien amusée cette année : rien que pour le lundi, les secouristes du Cadre ont dû intervenir plus d’une dizaine de fois pour des malaises dus à l’alcool avec coma éthylique, les sapeurs pompiers et la Croix Rouge 42 fois, et les forces de l’ordre ont eu, dit-on, beaucoup de mal à disperser des bandes rivales qui étaient venues pour en découdre

 

Et si le phénomène semble nouveau, il n’en est pas moins fort et symbolique. A la Saint-Louis, pour certains de ces jeunes désormais, on ne « fête » pas Sète, on vient faire la fête et le reste…

 


 Ainsi la Saint-Louis, ce n’est pas la fête pour la fête, ce n’est pas seulement la fête de Sète et rien d’autre, ce sont d’abord les Joutes dans le Cadre Royal de Sète, c’est avant tout l’occasion de transmettre les règles et la pratique d’un sport ancestral et de défendre l’identité sétoise… (à suivre)

Montpellier : La longue série des agressions de policiers se poursuit !

Communiqué de presse de Guillaume Vouzellaud, Membre du Bureau Politique du Front National, Secrétaire départemental FN de l’Hérault

 

Les agressions de policiers se multiplient chaque jour en France. Or, le Front National n’est pas le seul à dénoncer cette dérive. «Cela devient malheureusement monnaie courante d’être pris à partie de la sorte» déplore un syndicaliste policier.

 

Hier, c’était à Montpellier que trois policiers de la brigade anti-criminalité ont été blessés dans le quartier « chaud » des Cévennes et pris à partie par une trentaine d’individus. Le Front National réaffirme son soutien le plus total aux forces de l’ordre qui exercent un métier difficile dans des conditions insupportables.

 

Le mouvement de Marine Le Pen voit, dans ces attaques répétées, la preuve de l’agitation uniquement médiatique de Valls, ministre de l’Intérieur et du laxisme affiché par Taubira, ministre de la Justice. Les présidents et les gouvernements UMPS changent, mais l’insécurité perdure !

 

Le Front National exige donc la mise en place d’une politique de fermeté et de tolérance zéro en matière d’insécurité, la répression sévère des agressions à l’égard des forces de l’ordre et des pompiers, la reconstitution immédiate des effectifs de Police et de Gendarmerie supprimés depuis 2005 par Sarkozy et la création de 40 000 nouvelles places de prison.

 

Modéré ou épuré?

 

 

La liberté gui-i-de nos pas

 Cette rubrique est consacrée à la découverte (ou re-découverte) de personnalités, à la poursuite de pistes vierges ou interdites à travers internet ou au gré d’ouvrages parcourus que nous vous invitons à partager.

Il ne s’agit pas forcément d’échanges ni de simples exposés mais de la diffusion de savoirs, de réflexions, de la présentation de sujets développés par d’autres sensibilités convergentes ou pas, en dehors souvent de nos représentations politiques.

Sans complexe, ni confinés ni isolés, nous lançons des ouvertures sur des tribunes, des éditos ou des sites innovants dont le fil conducteur tend à s’appliquer à respecter la liberté de parole et des esprits.

Ni « tribune », ni « Think tank », c’est une barrière qui s’ouvre vers l’extérieur, vers la victoire, car c’est la Liberté qui guide nos pas.

 

 

Modéré ou épuré?

 Par Robert Ménard

 

 

 

L’autre jour, je reçois de mon ami Denis Florent un lien me renvoyant sur une information titrée « Meurtre ‘rituel » à Versailles ». Sur le site en question, « J’étais franc-maçon », je peux lire sous la plume de Maurice Caillet le petit texte suivant :

 

« Le 27 juillet, un musulman de 29 ans a tué son épouse en présence de ses quatre enfants au motif qu’elle aurait été violée! (source : Le Point).


 

Où sont les réactions des musulmans « modérés » et des francs-maçons « défenseurs » de la République ? Assistons-nous à un nouveau Munich face à la montée de l’Islam radical ?. »

 

Je dois vous avouer que mon premier réflexe a été de penser qu’il s’agissait d’une énième rumeur, d’un faux propagé par quelques allumés islamophobes.(…)

( (suite…)

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