Historiquement, la fête de la Saint-Louis, remonte au jeudi 29 juillet 1666, elle a été organisée afin de célébrer la création de la ville par Louis XIV et c’est à cette occasion qu’ont eu lieu les premières joutes de Cette.

 

Si la légende attribue la pratique de la joute languedocienne et ses règles aux Croisés qui, attendant de s’embarquer pour défendre la Terre Sainte, s’affrontaient sous les remparts d’Aigues-Mortes, des représentations antiques témoignent de la pratique de joutes de mariniers près de 3.000 ans avant Jésus-Christ.

 

Lo Quartier Naut et La Poncha : (Le Quartier Haut et le Quartier Bas)

 

Dans les faits, si depuis 1666 les Joutes se sont toujours déroulées dans le Cadre Royal pour rendre hommage au roi Louis XIV, fondateur de la ville, jusqu’au XIXème siècle, c’étaient les hommes « mariés » qui affrontaient les « jeunes ». Puis ce furent les habitants du « quartier haut » face à ceux du « quartier bas », c’est-à-dire les pêcheurs en mer contre les pêcheurs de l’étang, qui se défiaient sur les deux barques bleue et rouge : Lo Quartier Naut et La Poncha (le Quartier Haut et La Pointe).

 

C’est ce qui justifie la polémique lors du changement du jeu de barques sétoises cet été, où, à l’initiative de la mairie, les deux nouvelles embarcations avaient été rebaptisées du nom de deux jouteurs renommés.

 

C’était tout simplement remettre en question l’identité de ces joutes et la tradition sétoise. Elles ont été immédiatement renommées de leur nom ancestral : Lo Quartier Naut et La Poncha.

 

Preuve s’il en était que les joutes du Cadre Royal, les barreurs, jouteurs, rameurs et leurs barques sont intrinsèquement liés à la tradition sétoise et aux pêcheurs sétois, ceux du Quartier Haut et ceux de la Pointe courte…

 

 Il ne s’agit pas seulement d’un sport ou d’un jeu. Il ne s’agit pas seulement de « fête » mais de la consécration de l’identité cettoise perpétuée.

 

La Saint-Louis, c’est la célébration d’une ville empreinte de rituels et de coutumes ancestraux. Ce sont les Joutes, les pêcheurs du Haut et du Bas qui ont fondé sa singularité. C’est cette identité particulière que chaque sétois a à cœur de préserver et de transmettre aux générations suivantes, envers et contre tous, à l’occasion de la Saint-Louis. C’est ce que l’on tente de faire disparaître aujourd’hui.

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