Cassage_ContiDans une société évoluée, chaque individu est responsable de ses actes et, le cas échéant, les assume devant la justice. Ce précepte, déjà battu en brèche par les socialistes en ce qui concerne les mineurs ou jeunes adultes délinquants, est aujourd’hui piétiné par le PS et ses alliés : leur sacro-sainte culture de l’excuse va désormais en effet s’appliquer aux casseurs d’un genre particulier, les syndicalistes.

 

Au cours des dernières années, nous avons assisté au développement d’un nouveau mode de « revendication » syndicale, la violence organisée : patrons séquestrés et molestés, sièges sociaux d’entreprises privées et parfois publiques mis à sac, employés terrorisés, ouvriers physiquement empêchés d’aller travailler, etc. La liste des exactions est longue.

 

Les auteurs des faits les plus graves ont été sanctionnés par la justice, avec des amendes et peines de prison ferme ou avec sursis. Rien que de très normal… Sauf pour les parlementaires communistes, qui ont proposé dès le début du mandat de François Hollande une amnistie générale pour les syndicalistes mis en cause, au nom de la « liberté d’expression » ! Jamais avares d’une concession politicarde à leurs affidés, le président de la République et son gouvernement ont appuyé la démarche.

 

Hier, le Sénat – à majorité de gauche – a donc voté en faveur d’une proposition de loi visant à amnistier « les auteurs de délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux ». Comme s’il y avait des violences plus légitimes que d’autres.

 

Cerise sur le gâteau du sectarisme, et paraît-il soucieux de ne pas adresser un signal douteux à une société déjà minée par l’insécurité, les socialistes aux ordres de François-le-Normal ont fait intégrer un amendement qui circonscrit l’application de cette loi aux condamnations prononcées avant le 1er janvier 2007 et après le 6 mai 2012. Soit hors de la période du quinquennat de Nicolas Sarkozy ! Nul besoin de porter en haute estime l’ancien locataire de l’Elysée pour considérer que la mesquinerie revancharde constitue décidément la marque de fabrique des socialistes au pouvoir.

 

On voudrait légitimer la violence – et y inciter – que l’on ne s’y prendrait pas autrement ; à condition bien sûr que cela ne se déroule pas durant des mandatures de gauche…

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