Communiqué de presse de Jean-Luc Yelma,
Conseiller régional FN RBM, Membre de la Commission Agriculture, Agroalimentaire et Viticulture

 

Les élus FN RBM ont refusé de voter le projet de coopération décentralisée et de partenariat entre le Conseil régional de Fes-Meknes et la Région Occitanie, au cours de la commission permanente du 13 avril. En effet, cet accord-cadre institue une coopération dans le domaine agricole alors que l’agriculture marocaine inflige une rude concurrence à nos agriculteurs.

Les produits marocains de « contre-saison » (tomates, courgettes, aubergines, melon…) à prix très attractif envahissent les étals de la grande distribution et font subir un important préjudice à nos agriculteurs. Or, si la saisonnalité était respectée, le consommateur bénéficierait d’une alimentation plus saine et l’agriculteur local pourrait vendre sa production à des prix rivalisant avec les denrées de médiocre qualité venues du Maroc.

La production bio du Maroc, trouvant ses principaux débouchés sur le marché français, ne requiert pas les mêmes exigences de qualité qu’en France, les contrôles subis par les agriculteurs en bio marocains sont moins fréquents et la multiplicité des intermédiaires augmente les risques de fraudes.

Enfin, les exportations de vins marocains, essentiellement en direction de la France, ont augmenté de 30% en 2015, dont 90% proviennent des vignobles de Fes-Meknes.

Carole Delga devrait plutôt concentrer les moyens de la Région au soutien de la forte demande en bio du consommateur, dont 30% n’est pas satisfaite. En effet, fixer des objectifs aussi ambitieux que ceux inscrits dans le plan régional de l’alimentation (servir 40% de produits de qualité dont la moitié de bio dans les cantines des lycées) sans coup de pouce de la Région pour nos agriculteurs donnera inévitablement lieu à l’augmentation des importations de produits bio. Madame Delga préfère peut-être importer du bio marocain dans les cantines des lycées d’Occitanie ?

En jouant les apprentis sorciers diplomatiques pour se mettre en avant, Carole Delga plante un couteau dans le dos de nos agriculteurs.

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