Tribune libre du groupe des élus FN RBM au Conseil Régional d’Occitanie

Il aura donc fallu attendre 16 mois pour qu’arrive enfin la nouvelle convention entre la Région et la SNCF pour l’exploitation des TER. En effet, les anciennes conventions des ex-régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon arrivant à terme le 31 décembre 2016, la nouvelle Région Occitanie devait signer un nouvel accord afin d’harmoniser le transport ferroviaire sur l’ensemble du territoire régional avant le début de l’année 2017.

Mais Carole Delga et sa majorité socialiste n’étaient pas prêtes. Après avoir reporté 3 fois cette signature en prorogeant les anciennes conventions, au 30 juin 2017, puis au 31 décembre 2017, puis au 30 avril 2018, Mme Delga s’est finalement résolue à présenter la nouvelle convention aux conseillers régionaux le 23 mars dernier. Cette lenteur prouve une fois encore l’amateurisme total de l’exécutif régional qui n’agit que dans l’improvisation.

Heureusement que Carole Delga ne conduit pas de train elle-même, car avec un an et quatre mois de retard, le train régional détiendrait un record absolu !

Avec ce long délai supplémentaire, il aurait été légitime d’attendre de réelles avancées en matière de gestion des trains régionaux. Que nenni ! La seule avancée majeure concerne la contribution financière annuelle que verse la Région à la SNCF. Entre ce qui avait été évoqué en juillet 2017 (260 millions d’euros) et ce qui est prévu dans la nouvelle convention (293,8 millions d’euros), le coût pour la Région a augmenté de 13% !

Les TER sont un outil essentiel de maillage du territoire et de désenclavement de la ruralité. Le groupe Front National demande depuis des années que la Région agisse pour offrir des trains sûrs, propres, à l’heure, en quantité suffisante et à moindre coût. Mais Carole Delga ne l’entend pas de cette oreille. Avec elle, la sécurité des voyageurs est à peine évoquée, les objectifs de régularité sont dérisoires et les coûts explosent (50 millions d’euros de plus à horizon 2021).

Tout cela manque cruellement d’ambition. Alors que l’Occitanie souffre des conséquences de la mondialisation ultra-libérale, avec ses ravages sur les services publics et la ruralité, le combat régional pour la sauvegarde des petites lignes n’est pas à la hauteur des enjeux. Derrière les beaux discours et la propagande régionale se cache une absence totale de vision à long terme. Même la nouvelle gamme tarifaire n’est pas prête et ne sera mise en place, nous dit-on, qu’en juillet 2018 !

Comme d’habitude et comme sur la plupart des dossiers, les socialistes démontrent une fois encore leur incapacité à prendre les bonnes décisions au bon moment. Comme d’habitude avec les socialistes, les contribuables vont payer plus pour obtenir moins.

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