C’était un adversaire politique, pour lequel j’avais une d’admiration certaine. C’était un homme de coeur. Son intelligence, sa capacité de travail et son sens politique forçaient le respect. Il ne pouvait et ne voulait laisser personne  indifférent.
Démiurge, visionnaire, stratège, politique, érudit, il avait acquis, du Languedoc jusqu’en Chine, en passant par Solférino, une dimension et une notoriété à la hauteur de ses ambitions, de ses rêves et de sa culture.
Il avait les défauts de ses qualités et les qualités de ses défauts. L’ampleur et la puissance d’une personnalité hors du commun qui s’exprimait sans tartuferie ont contribué à sa réussite et sa renommée mais aussi aux controverses et aux polémiques.
Au-delà de l’empreinte qu’il a gravée durant plus de trente ans dans l’histoire politique de notre région, son œuvre incontestable et incontestée restera la ville de Montpellier, dont il fut le bâtisseur et le prophète.
Au-delà de nos oppositions, notamment en hémicycle, de nos divergences et de l’incompabilité de nos formations politiques, c’est une estime et une courtoisie réciproques qui ont toujours présidé à nos relations.
Il avait une profonde connaissance des hommes et une lucidité implacable sur leurs vertus et leurs faiblesses.
Georges Frêche était avant tout un mari et un père aimant, un homme entouré d’amis fidèles. Il restera présent dans le cœur et la mémoire de ceux qui l’ont aimé et ont su l’apprécier envers et contre tous.
Je présente mes sincères condoléances à sa famille, sa femme Claudine et ses filles.

.
France Jamet,
Présidente du Groupe des Elus du Front National au Conseil Régional du Languedoc-Roussillon

Facebook
Twitter
YouTube
Instagram