FranceJametMairie02RetailléCommuniqué de presse de France Jamet, Membre du Bureau Politique du Front National, Présidente du Groupe FN en Languedoc-Roussillon

 

La dernière séance plénière du Conseil régional de Languedoc-Roussillon vient d’avoir lieu. Le 31 décembre 2015, par la volonté de l’UMPS mais sans l’avis de nos concitoyens, le Languedoc-Roussillon ne sera plus. Cela n’a pas empêché les élus du groupe Front National, premier groupe d’opposition à la Région, d’intervenir, comme à leur habitude, sur les 158 dossiers présents à l’ordre du jour.

 

Dès le premier dossier, les élus du Front National par la voix de leur présidente de groupe, France Jamet, ont refusé de donner leur approbation au contrat de projets 2007/2013 (CPER) qui s’achève :

–            En raison du désengagement grandissant de l’Etat et de la participation financière toujours plus importante de la Région dans ces types de contrat de plan sur les compétences de l’Etat, lui-même  ;

–            En raison de la baisse de mandatement de l’Etat (150 millions d’euros ne sont toujours pas honorés par l’Etat) ;

–            En raison de la très faible participation de l’Union européenne, qui n’y consacre que 7,9% du montant total alors qu’elle ordonne le plan européen dont est issu ce contrat de projet.

–            Et enfin, ce n’est pas le moindre du bilan, en raison de l’échec en matière d’emploi puisque c’était l’objet même du CPER : Fin 2007, le taux de chômage était à 10,2%. Fin 2014, il est à 14,3%. CQFD

 

Face à ces critiques pertinentes, Damien Alary a cru bon de répondre qu’il s’attendait à cette réaction du Front National qui, par exemple, au sein du CPER refusait les écoles de la 2e chance alors qu’elles sont déployées dans des quartiers défavorisés ajoutant qu’à l’heure des attentats, « c’est un remède contre l’obscurantisme ». Répondant du tac au tac, France Jamet affirma qu’acheter la paix sociale ne servait à rien : « la preuve ».

Intervention de France Jamet sur les 4 premiers dossiers :

Monsieur le Président,

 

En préambule à la discussion sur les 4 dossiers, je tenais à vous dire que vos pratiques, aujourd’hui comme hier, vont à l’encontre des règles du débat démocratique en assemblée. Vous nous imposez arbitrairement de ne faire qu’une et une seule intervention de cinq minutes qui concernent quatre dossiers différents (l’un portant sur le Contrat de projet Etat Région 2007/2013, le deuxième sur les conventions d’application du contrat de Plan Etat Région 2015/2020, le troisième sur les contrats Région / Départements 2015/2017 et le dernier rapport sur les contrats Région / Intercommunalités 2015/2017). Or, c’est contraire à l’esprit et à la lettre du Code Général des Collectivités Territoriales comme à sa jurisprudence qui laissent à chacun des conseillers régionaux la possibilité de s’exprimer sur chaque dossier présent à l’ordre du jour. Les spectateurs présents ce jour comme les journalistes ne doivent pas être dupes de vos manœuvres anti démocratiques consistant à bâillonner, au mépris de la loi, l’opposition que nous représentons. Je regrette que sur ces questions aussi, vos paroles ne soient jamais en adéquation avec vos actes.

 

Nous n’approuverons pas la réalisation du contrat de projet 2007/2013.

Vous regrettez à juste titre, comme les autres collectivités territoriales, que l’Etat baisse les dotations aux collectivités mais vous approuvez, dans le principe, le fait qu’il fasse financer des compétences qui lui sont propres par ces mêmes collectivités territoriales. Vous êtes incohérents. Au lieu que l’Etat vienne en soutien des Collectivités, vous nous demandez de cautionner le soutien des collectivités envers l’Etat. NON. Je vous rappelle qu’en 1986 lors des premiers contrats de plans, les Régions finançaient les contrats de plan à hauteur d’un tiers et l’Etat mettait, lui, les deux tiers restant. Aujourd’hui, c’est exactement l’inverse. Et ça, c’est sur le papier car comme d’habitude l’Etat n’a pas respecté sa parole. Il manque ainsi 50 millions sur les réalisations et prêt de 150 millions en espèce sonnante et trébuchante.

Enfin, ce contrat de plan 2007/2013 a changé de nom en 2007 pour s’appeler contrat de projet car le plan n’est plus français, il est européen. C’est en effet à l’échelle de l’Union européenne, à l’échelle peu démocratique des commissaires en l’occurrence, que se décide le plan. Ce plan européen est ensuite décliné pour chaque Etat. Or, je remarque que celui qui commande, celui qui ordonne, celui qui contraint les Etats à appliquer ce plan européen, ne met que très peu la main à la poche. Ainsi, l’Union Européenne ne participe qu’à hauteur de 7,9% du montant total.

 

Enfin, l’emploi devait être le fil conducteur de ce contrat de plan. Fin 2007, la Région Languedoc-Roussillon comptait 10,2% de chômeurs. Fin 2014, notre région comptabilise plus de 14,3 % de chômeurs. Loin de faire baisser le chômage, je constate que ce contrat de plan a accompagné son impressionnante augmentation.

 

Nous n’approuverons pas, non plus, les conventions d’application du prochain contrat de plan pour les raisons déjà évoquées précédemment et dont les méfaits hélas se répètent. Qui plus est comme nous l’avons vu le 23 octobre dernier en assemblée, le mauvais traitement dont a pâti la métropole de Montpellier à qui vous avez refusé toute discussion sur le volet territorial et qui il manque 30 millions, nous interdit de voter aujourd’hui ce type de contrat.

 

Enfin, et c’est récurrent, à la lecture des dossiers 3 et 4 concernant les contrats triennaux, il appert que vous méprisez, purement et simplement, les mécanismes de renouvellement démocratique de notre institution régionale. A deux semaines des élections, vous nous demandez de voter des contrats qui engagent la future majorité pour les 3 ans à venir alors que vous n’en avez plus la légitimité électorale. Vous voulez imposer à la nouvelle majorité vos choix et vous contraignez les collectivités territoriales à adopter ces contrats, à la va-vite, sans discussion, faute de temps.

Ces contrats sont aussi l’objet d’une grande inégalité de traitement, de favoritisme et de clientélisme. Ainsi, la communauté de commune de Beaucaire Terre d’Argence n’est même pas concerné par ces futurs contrats triennaux alors que d’autres communautés de commune le sont. Pourquoi ? Les habitants de la communauté de Beaucaire seraient-ils l’objet de discrimination politique.

Enfin, ne nous dites pas que les Collectivités ne pouvait pas attendre 1 mois ou 2, car quand il s’agit de délibérer sur les mises aux normes pour les handicapés, loi qui date de 2005, vous nous avez expliqué, à la séance en juillet, que ce serait à la future région d’en décider. Pourquoi ce deux poids, deux mesures ?

 

Monsieur le président, contrairement à vos déclarations, ces deux derniers dossiers prouvent que :

– Soit vous avez peur de perdre ces élections et la forte dynamique de la campagne de Louis Aliot est là pour corroborer vos craintes ;

 

– Soit vous ne faites pas confiance à la tête de liste toulousaine du Parti socialiste pour développer harmonieusement l’ensemble du territoire du Languedoc-Roussillon et le modèle de développement de Midi-Pyrénées, façon Blanche neige (pour la métropole toulousaine) et les 7 nains (pour les 7 autres départements de Midi-Pyrénées) justifient vos ces deux délibérations.

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