Jean Guillaume REMISE_006Communiqué de Jean-Guillaume Remise, Au nom du groupe FN RBM au Conseil Régional de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

La politique de restrictions budgétaires imposées par le ministère de la Santé bouscule l’égalité d’accès en matière d’offre médicale et met en péril notre système de santé. Cette entreprise de démantèlement des structures de taille moyenne au profit des CHU opérée par l’ARS (Agence Régionale de Santé) promet d’éloigner toujours plus les patients de leur centre de soins au nom d’une funeste notion de « rentabilité ».

Jean-Guillaume Remise souhaite alerter sur la suppression de huit lits à l’hôpital public de Millau et sur la fermeture des services d’hospitalisation (chirurgie) pour une durée de six semaines en juillet et août.

Plus grave encore, une menace de fermeture plane également sur la maternité de Millau qui en totalisant 296 naissances l’année dernière, n’atteint pas le seuil fatidique de 300 selon les critères de l’ARS pour lui permettre de maintenir son activité. Un déficit de 4 naissances seulement sur une année ne devrait pas conduire à la remise en question du maintien de structures médicales locales.

L’ARS en opérant ainsi, vient dire au centre hospitalier millavois que tout va bien se passer tout en lui administrant du curare ! C’est malhonnête ! C’est aussi faire fi de la situation géographique de ce centre hospitalier. Les éléments statistiques et chiffrés ne traduisent nullement la réalité d’un territoire.

Jean-Guillaume Remise a écrit à Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, et à Monique Cavalier, directrice de l’ARS Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, afin que soit confirmé le maintien d’activité de périnatalité du Centre Hospitalier de Millau avant le 28 mai mais aussi pour le maintien de l’activité du service de chirurgie durant la période estivale.

Au-delà du seul cas de la maternité de Millau, il faut que soit stoppée immédiatement cette politique de restriction budgétaire (encore 2 à 3 maternités seraient menacées de fermeture dans l’Aveyron) et de concentration de l’offre hospitalière dans les zones urbaines. Il ne sera pas accepté que des économies soient réalisées aux dépends de la santé de nos concitoyens et en niant la réalité territoriale qui voit souvent s’éloigner à plus d’une heure de route, l’offre médicale.

Nous croyons que le maintien ou la création des centres hospitaliers et médicaux polyvalents participent au bien-être des populations et donc à l’attractivité d’un territoire. Un meilleur maillage territorial en termes d’offre médicale ne saurait relever de la seule question de la rentabilité.

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