Communiqué de presse de Jean-Guillaume Remise et d’Olivier Monteil,
Élus du groupe RN au Conseil régional d’Occitanie

En juin 2018, à l’initiative de son Président Julien Sanchez, le Groupe RN du Conseil régional d’Occitanie avait demandé au titre de l’article L 4132-21-1 du CGCT la constitution d’une Mission d’Information et d’Evaluation (M.I.E.) sur la politique régionale en matière de soutien à l’accueil des demandeurs d’asile et sur les aides attribuées par le Conseil régional en lien avec les clandestins rebaptisés « migrants ».

Cette M.I.E. a été mise en place en septembre avec l’élection d’un bureau et une 2ème vice-présidence dédiée de droit à l’opposition. L’ensemble de la majorité de gauche a voté en faveur de la candidate LR pour faire en sorte que le RN, premier groupe d’opposition qui plus est à l’initiative de cette M.I.E., ne puisse siéger dans le bureau. Le ton était donné.

Trois réunions de cette M.I.E. étaient prévues avant l’établissement d’un rapport final qui doit être présenté en Assemblée plénière début 2020. Nous avons fait des propositions d’auditions (simple citoyen confronté à un squat de migrants à Toulouse, Préfet en charge de la question …) mais aucune n’a été acceptée par le Président de la commission, le Socialiste Christian Assaf. Ces refus sont clairement idéologiques, comme en attestait la réaction du rapporteur de la commission, l’écologiste Guillaume Cros, à l’égard de la demande de la représentante LR d’auditionner Brigitte Barèges, maire de Montauban : « la position prise par la maire de Montauban est inadmissible. Elle est irresponsable dans la gestion qu’elle a eue sur son territoire. J’assume sans aucun problème ces propos. Je considère que cet apport ne sera pas nécessaire ».

A contrario, la Majorité socialiste a mis les élus de l’opposition devant le fait accompli en décidant unilatéralement des personnes à auditionner, toutes ayant des profils favorables à l’accueil des migrants. Par ailleurs, cette même Majorité socialiste ne nous a toujours pas transmis le bilan financier des aides versées par la Région en faveur de l’aide aux clandestins, malgré nos demandes et l’engagement du Président Assaf en septembre dernier.

Détourner un dispositif tel que la M.I.E. à des fins idéologiques, refuser aux groupes d’opposition des demandes d’auditions en ne cachant pas le caractère idéologique et sectaire du refus, faire de la rétention d’information sur les données financières, ne pas transmettre les PV des M.I.E. manifestent clairement que la majorité de gauche n’entend pas respecter le pluralisme, l’opposition et est incapable de démontrer la pertinence de sa politique pro-migrants.

Fort de ce constat et malgré notre volonté de coopération, nous avons décidé de démissionner de cette M.I.E., qui n’en est pas une, pour ne pas servir de faire-valoir à l’exécutif de Madame Delga dont le sectarisme et le mépris pour les règles démocratiques s’expriment ici gravement, une fois de plus.

Facebook
Twitter
YouTube
Instagram